Harry Potter et le mystère de la chouette effraie
Les trois amis, sortant de la bibliothèque, prirent la direction du bureau du professeur McGonagall où elle devait certainement être, à cette heure. Mais le hasard fit bien les choses. En effet, ils rencontrèrent le professeur McGonagall, en haut de l’escalier de marbre.
“- Ah Professeur ! s’exclama Ron. On vous cherchait !
- Curieux
concours de circonstance, je vous cherchais moi aussi ! répliqua-t-elle.
- Professeur ! On
a établit les matches et leurs dates ! annonça Harry. Enfin, pour être exact,
c’est Hermione qui a réfléchie sur le sujet !
- Ah ! Très bien
! ajouta-t-elle en jetant un oeil à la liste. Au fait, tant que je vous ai sous
la main, tous les élèves de Gryffondor doivent rejoindre le stade, pour la
sélection ! Et prenez votre balai, Potter !” conclut-elle en repartant.
Les trois amis se regardèrent.
“- J’avais complètement oublié la sélection des joueurs !
s‘exclama Harry, alors qu’ils couraient à travers le couloir qui débouchaient à
la peinture de la Grosse Dame.
- Le Mot de Passe
? leur demanda-t-elle quand ils s’arrêtèrent devant le tableau.
- Farandole !”
jeta Ron, essayant de reprendre son souffle.
Le tableau ayant pivoté, ils s’engouffrèrent dans
l’ouverture et entrèrent dans le Salle Commune des Gryffondor.
“- Tous les Gryffondor doivent rejoindre le stade !
annonça Hermione, en tant que préfète, à l’ensemble des élèves réunis là,
étonnés. Pour la sélection de l’équipe de Quidditch !
- La sélection ?
s’étonna Fred. Oh non, j’l’avais complètement oublié !”
Sur ces mots, il se précipita vers l’escalier en
colimaçon menant aux dortoirs des garçons, imité par son jumeau. Les élèves
réunis dans la Salle Commune entendirent alors un choc et des “Aïe” étouffés !
Ils se précipitèrent vers l’escalier, pour voir Harry et Fred assis sur les
marches, tandis que Georges, pris d’un fou rire, aidait Fred à se relever.
“- Oh, excuse-moi, Harry, je ne t’avais pas vu ! s’excusa
Fred.
- C’est pas grave
! assura Harry en se relevant. Je suppose que vous alliez chercher vos balais ?
- Tout à fait !
Et toi, tu l’avais déjà pris ! lança Georges, en ramassant l’Éclair de Feu,
tombé quelques marches plus loin lors de la bousculade. C’est bon, il n’a rien
! Le moment aurait été mal choisit pour le casser ! ajouta-t-il en le rendant à
Harry.
- Bon, on ferai
bien de prendre nos balais ! déclara Fred. Le spectacle est terminé, Messieurs
et Mesdemoiselles !” lança-t-il à l’adresse des élèves rassemblés au pied de
l’escalier, avant de repartir derrière son frère vers leurs dortoirs.
Une demi-heure plus tard, tous les Gryffondor étaient
réunis dans le stade, avec le professeur McGonagall. Celle-ci commença :
“- Bien ! Nous allons aujourd’hui, constituer notre
équipe de Quidditch. Les Poufsouffle et les Serpentard ont fait leurs équipes
au cours de la journée. Tout d’abord, je suppose que nous garderons les mêmes
joueurs que d’habitude, non ?
Les élèves approuvèrent vivement.
“C’est bien ce que je pensais ! ajouta-t-elle avec un
sourire. Bon, nos champions sont priés de descendre dans le stade, à l’appel de
leur nom ! Je commence par les poursuiveurs... Ou, je devrais plutôt dire, les
poursuiveuses. Katie Bell
! Angelina Johnson ! Alicia Spinet !”
Katie et Alicia, deux filles de sixième année, et
Angelina, en septième année, se levèrent et descendirent des tribunes sous les applaudissements
enthousiastes des autres élèves, et elles rejoignirent McGonagall dans le
stade.
“Les Batteurs, à présent ! continua McGonagall. Fred, et Georges Weasley ! Et, pour finir, notre Attrapeur, Harry Potter !”
Une fois les six joueurs rassemblés dans le stade,
acclamés par leurs camarades, le professeur McGonagall repris :
“Il nous reste néanmoins, deux poste à attribuer ! Le
poste de Gardien et celui de Capitaine, qui jusqu’à il y a deux ans, était
détenu par Olivier Dubois qui a finit, à présent, ses études à Poudlard. Sur
une proposition de nos trois Poursuiveuses, nous avons retenus la candidature
du jeune frère d’Olivier, Laurent Dubois !”
Un garçon châtain, d’environ treize ans, en troisième
année, se leva des gradins, rougissant, sous les applaudissements des autres
élèves et descendit dans le stade où il rejoignit les six autres joueurs.
“Laurent Dubois, est le seul candidat au poste de
Gardien. Et a fait ses preuves ce matin, avec l’aide de Alicia Spinet, Angelina
Johnson et Katie Bell, qui sont pourtant d’excellentes poursuiveuses et il se
trouve que aucune d’entre elles n’a réussit à marquer un seul but !” précisa
McGonagall.
Un murmure d’approbation s’éleva dans la foule.
“Maintenant, passons au poste de Capitaine ! Nous avons
sept prétendant au titre ! Mais, le choix s’est porté, à l’unanimité des autres
joueurs, pour... notre Attrapeur, Harry Potter !”
Les élèves des tribunes et les autres joueurs de l’équipe
applaudirent vivement Harry, saluant la proposition de McGonagall avec
enthousiasme.
“Bien ! poursuivit-elle. Les joueurs vont pouvoir, à
présent, vous faire une petite démonstration de leurs talents, notamment notre
nouvelle recrue ! Je demande sept volontaires pour s’opposer à nos champions !
Qui veut tenter l’expérience ?”
Exactement sept élèves levèrent la main : Ron, Hermione,
Lee, Dean, Seamus, Colin Crivey (un élève de quatrième année et grand
admirateur de Harry, à sa plus vive exaspération) et un élève de sixième année,
se portèrent, courageusement, volontaires. Tous les sept empruntèrent des
balais de l’école et tentèrent, assez vainement d’ailleurs, de rivaliser avec
les sept joueurs de l’équipe de Gryffondor. Le professeur McGonagall ouvrit une
grosse boîte en bois, laissant sortir quatre balles. Le Souaffle, une balle
rouge de la taille d’un ballon de football, deux grosses et lourdes balles
noires, les Cognards, chargés d’attaquer et d’essayer de désarçonner les
joueurs, et une petite balle dorée munie d’ailes argentées, de la taille d’une
noix, le Vif d’Or, qui disparut immédiatement. Le Vif était la balle la plus
importante du jeu. Le premier Attrapeur qui arrivait à l’attraper, rapportait
150 points à son équipe et mettait fin à la partie. Un match ne peut se finir,
tant que le Vif n’a pas été attrapé. Les Poursuiveurs, eux, doivent se passer
le Souaffle pour essayer de marquer des buts (qui valent dix points chacun)
dans les trois anneaux dorés, de chaque côté du terrain, gardés par le Gardien
de l’équipe adverse (à une quinzaine de mètres du sol). Le Gardien, lui, doit
voler autour des anneaux pour défendre ses buts des tentatives adverses. Les
Batteurs, eux, munis de battes un peu plus courtes que celles de Base-ball, ont
pour mission de protéger leurs coéquipiers des Cognards en frappant les deux balles
agressives et les renvoyer vers les joueurs adverses.
Harry et l’élève de sixième année (désigné comme
Attrapeur de l’autre équipe) volaient au dessus du terrain, à la recherche de
l’éclat doré du Vif d’or. Alicia, Katie et Angelina laissaient délibérément,
les trois poursuiveurs de l’autres équipes (Ron, Hermione et Colin) prendre le
Souaffle et tenter de marquer. Laurent n’eut aucun mal à intercepter le
Souaffle, à chaque tentative. Lee, par contre était très mauvais en tant que
Gardien. Chaque fois que Alicia, Angelina et Katie tentaient un tir, le
Souaffle passait dans un des anneaux, malgré les vaines tentatives de Lee pour
l’arrêter. Harry, apercevant soudain le Vif d’or, piqua soudain, laissant sur
place son “adversaire”. Il évita un Cognard que lui renvoya Seamus, pour
essayer de l’arrêter, et attrapa le Vif d’or, qui voletait près des buts
adverses à deux mètres du sol, et remonta en chandelle, le point serré sur la
petite balle dorée qui s’agitait entre ses doigts. Une acclamation spectaculaire
retentit dans le stade alors que les quatorze joueurs descendaient de leurs
balais et que le professeur McGonagall rangeait les quatre balles dans leur
caisse. Alors que les Gryffondor quittaient le stade, ils croisèrent les
Serdaigle qui allaient au stade pour la sélection de leur propre équipe.
Ce soir-là, une vive animation régnait dans la Grande
Salle. Les Gryffondor bavardaient gaiement, en remplissant leurs assiettes de
différents plats, quand...
“Eh Potter !” lui lança la voix traînante de Malefoy.
Harry, ignorant Malefoy, poursuivit sa conversation avec
les frères Weasley.
“- Potter ! insista Malefoy.
- Quoi ? demanda
Harry, levant les yeux vers Malefoy, debout devant leur table, seul. Q’est-ce
que tu veux encore ?
- Devinez un peu
qui est Capitaine de Serpentard ? demanda-t-il, fanfaronnant.
- Qui ça ?
demanda Fred, goguenard, un babouin ?
- Non, c’est moi
! répondit Malefoy, vaguement vexé.
- Ah bon !
répondit Harry. J’aurai pensé qu’ils auraient choisit quelqu’un ayant un
cerveau pour dirigé votre équipe de brutes écervelées !”
Les Gryffondor attablés éclatèrent de rire.
“- Riez ! Riez ! lâcha Drago, rouge de colère et de
honte. Cette année, on va vous battre !
- Fait de beaux
rêves Malefoy ! répliqua Fred. Vous nous battrez peut-être un jour...mais, si
ça arrive, les Serpentard seront devenus intelligents !”
Les deux jumeaux se jetèrent alors un regard complice.
“Eh Malefoy, on a un cadeau pour toi, pour te féliciter
de cet exploit !” lança Georges en lui tendant une petite boîte ovale. Malefoy,
comme l’idiot qu’il est, pris la boîte et l’emporta à sa table, l’air enchanté.
“- Il va pas rire longtemps ! murmura Fred.
- Qu’est-ce que
c’était ? demanda Hermione.
- Notre nouvelle
invention, à Fred et moi ! annonça Georges.
- Ca va pas de
lui donner ça, devant tous les professeurs ! le sermonna Lee.
- Ne t’en fait
pas, c’est à retardement ! Ca aura de l’effet que dans vingt minutes ! Ils ne
feront pas le lien !” assura Fred, surveillant du coin de l’œil la table des
Serpentard.
Les Gryffondor virent Malefoy ouvrirent la boîte, qui
contenaient des chocolats, en donna un à quelques uns de ses camarades et en
mangea un, lui-même.
“- L’abruti ! chuchota Fred. Maintenant, attendons vingt
minutes !
- Ca arrivera au
cours du repas ! commenta Georges, un peu avant le dessert, pour être exact !”
Le repas se passa dans la plus grande agitation. Les
plats d’or se vidèrent de leur contenu qui fut remplacer par des pâtisseries.
“- Votre truc, n’est pas au point ! remarqua Ron.
- Non, c’est
les...!”
Fred s’interrompit soudain car, à ce moment-là, les
autres élèves découvrirent enfin l’effet surprise des chocolats. A la table des
Serpentard, les élèves qui avaient pris un chocolat étaient devenu...des
animaux. Malefoy était, à présent, un paon, Crabbe, un écureuil, Goyle, une
chèvre et Pansy Parkinson, un hippopotame.
Un silence stupéfait s’abattit sur la foule des élèves et
des professeurs. Soudain, n’y tenant plus, les Gryffondor, Poufsouffle et
Serdaigle, éclatèrent de rire. Mais l’effet étant de courte durée, les quatre
élèves reprirent rapidement leur forme humaine, sous les rires des autres
élèves. McGonagall adressa un regard suspicieux aux jumeaux, mais ils n’eurent
pas de punition, même si Harry était certain que McGonagall connaissait les
responsables de cet incident.
“- Je vous présente les “Chocolats-Safaris” ! chuchota
Fred à Ron et Harry, alors qu’ils sortaient de table.
- Pas mal, ce coup-là
! remarqua Ron. Voir Pansy en hippopotame, c’était trop marrant !”
Après avoir fait leurs devoirs, dans la Salle Commune,
les Gryffondor montèrent enfin dans leurs dortoirs, quelques heures plus tard.
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